Sensibilité au gluten : ce n’est pas “dans la tête“

La sensibilité au gluten, qui toucherait 5 à 10% de la population correspond bien à une réalité biologique : l'activation généralisée du système immunitaire.

 

Une nouvelle étude pourrait expliquer pourquoi une partie de la population souffre d’une sensibilité au gluten, qui se manifeste par une variété de symptômes gastro-intestinaux et extra-intestinaux après ingestion de blé et de céréales contenant du gluten.

Les résultats de l'étude qui a été menée par des chercheurs de Columbia University Medical Center sont publiés dans la revue Gut.

La sensibilité au gluten n'est "pas imaginaire"

  • Cette étude montre que les symptômes rapportés par les personnes atteintes par ce trouble ne relèvent pas de l’imagination, comme certains peuvent le suggérer, explique le Dr Peter H. Green, co-auteur de l’étude et professeur de médecine à Columbia et directeur du Centre pour la maladie coeliaque.
  • Il existe une base biologique pour ces symptômes chez un nombre important de ces patients. »

 

Plusieurs "spécialistes" liés ou pas à l'industrie agro-alimentaire, tentent depuis des années d'accréditer l'idée que la sensibilité au gluten n'existe pas, et qu'en dehors de la maladie coeliaque, il n'y a pas lieu de supprimer le blé de son alimentation.

Ainsi lors d’un colloque organisé par l’Observatoire du pain en janvier 2013, le psychiatre Bernard Waysfeld assurait que la grande majorité des personnes bien portantes adeptes du sans gluten « semblent obéir à des déterminants irrationnels » liés à une « angoisse alimentaire latente ».

 

La maladie coeliaque est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur la muqueuse de l'intestin grêle lorsqu’une personne est génétiquement prédisposée ingère du gluten à partir de blé, seigle, orge, avoine.

Cela conduit à des symptômes gastro-intestinaux sévères, dont des douleurs abdominales, de la diarrhée et des ballonnements.

Les chercheurs se sont efforcés de déterminer pourquoi certaines personnes, qui ne souffrent pas de maladie ont pourtant des symptômes gastro-intestinaux proches, en plus de signes extra-intestinaux, tels que la fatigue, les troubles cognitifs ou de l'humeur après l'ingestion d'aliments à gluten.

Cette sensibilité au gluten ou au blé (NCWS pour « non celiac gluten or wheat sensitivity ») toucherait 6 à 10% des populations occidentales.

 

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