Quelques gestes simples pour lutter contre le COVID-19

Depuis le début de l’année, l’épidémie de Coronavirus COVID-19 (anciennement appelé 2019-nCov) se propage à vitesse grand V depuis la Chine et en Europe, nous ne sommes pas épargnés.

Les Coronavirus sont une grande famille de virus qui provoquent des maladies allant du simple rhume à des pathologies respiratoires plus sévères, comme le SRAS.

Plus spécifiquement, le COVID-19 est un agent infectieux très contagieux… et qui se répand rapidement au sein des populations qui ne respectent pas les gestes simples pour se préserver soi-même mais aussi son entourage.

Il serait plutôt résistant lorsqu’il est sans hôte. Par exemple, il peut rester vivant pendant 3h dans l’air mais jusqu’à 5 jours sur une surface comme du verre.

Nous devons donc tous sans exception adopter de nouvelles habitudes et respecter les instructions de distanciation sociale et d’hygiène pour enrayer la diffusion du virus :

  • Se laver les mains très régulièrement
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou un mouchoir à usage unique
  • Saluer sans contact et à distance
  • Éviter les rassemblements, les déplacements et les contacts

 

Quelles sont les personnes à risque ?

Selon les autorités compétentes en Santé Publique (HCSP), le risque de développer une forme grave de l’infection par le SARS-Cov2 est plus élevé si :

Vous présentez des antécédents cardiovasculaires comme une hypertension artérielle compliquée, un antécédent d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ou de coronaropathie, une chirurgie cardiaque ou encore une insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV.  

Vous êtes diabétique insulinodépendant non équilibré ou présentez des complications du diabète. L’augmentation non contrôlée de la glycémie due au diabète peut altérer le système immunitaire, qui aura plus de mal à défendre votre corps contre les maladies infectieuses et leurs complications. Les infections peuvent aussi déséquilibrer votre glycémie et/ou aggraver certaines complications du diabète que vous présentez déjà.

Vous êtes atteint d’une pathologie respiratoire chronique comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou l’asthme. Une infection virale telle que COVID-19 peut entraîner une décompensation de la pathologie respiratoire existante.  En effet, l’asthme comme la BPCO affectent les voies pulmonaires qui sont donc plus vulnérables face à un virus causant des complications respiratoires.

Vous avez une insuffisance rénale chronique et vous êtes dialysé. Le risque s’explique, comme pour l’ensemble des pathologies chroniques, par la fragilité et l’affaiblissement de vos défenses immunitaires.

Vous avez un cancer et vous êtes sous traitement. Beaucoup de traitements des cancers peuvent diminuer vos défenses immunitaires et vous fragiliser face à des infections.

Vous êtes atteint d’une maladie auto-immune ou auto-inflammatoire, comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux systémique, les vascularites ou encore les myopathies inflammatoires.
Le principal risque de complications vient de l’altération possible de votre système immunitaire, à cause des complications de la pathologie ou bien des traitements immunosuppresseurs et corticoïdes.
Cependant, il est très important de bien suivre les recommandations concernant vos traitements, de ne pas les arrêter volontairement et de vous adresser à votre médecin traitant avant toute chose (voir les recommandations ci-dessous).

Vous présentez une cirrhose au stade B ou C de la classification de Child-Pugh

Vous présentez une obésité morbide (IMC > 40 kg/m²). Le risque a été considéré selon l’analyse des données disponibles pour d’autres infections respiratoires telles que la grippe A(H1N1)09.
 

Quelles sont les autres personnes fragiles ?

Les patients âgés de plus de 70 ans. En effet, plus l’âge augmente plus les défenses immunitaires s’affaiblissent et ne permettent pas de lutter correctement contre une infection telle que COVID-19.

Les patients immunodéprimés. Que ce soit une immunodépression congénitale ou acquise, il convient d’être vigilant face aux symptômes.

  • Une immunodépression est congénitale lorsque la personne présente un déficit en éléments de la réponse immunitaire présent dès la naissance
  • Une immunodépression est acquise lorsqu'elle survient secondairement à une prise de médicaments (chimiothérapies anti-cancéreuses, immunosuppresseurs, biothérapies, corticothérapie à dose immunosuppressive) ou à une maladie (infection au VIH, greffe d’organe ou encore à une hémopathie maligne en cours de traitement).

Les femmes enceintes à partir du troisième trimestre de la grossesse

 

Sources :