mieux comprendre l'alimentation

En association avec une activité physique régulière, une alimentation saine et équilibrée est reconnue comme un déterminant important de l’état de santé.

 

La douleur chronique entraîne de fréquentes perturbations nutritionnelles.

Or, certains nutriments sont utiles au bon fonctionnement du système nerveux notamment dans la transmission du message douloureux, l’inflammation ou encore le stress.

D’autres peuvent entraîner une hypersensibilité à la douleur ou encore augmenter le seuil de la douleur.

  • Carences en macro et micronutriments
  • Prise ou perte de poids.
  • Liées à la douleur elle-même, ou à son traitement.

Plusieurs recommandations peuvent être suivies aider votre corps à mieux réagir face à la douleur.

Bien sûr, comme pour toutes choses, les résultats peuvent être variables d’une personne à l’autre.

le magnésium

Le magnésium est un oligoélément essentiel qui intervient dans le bon fonctionnement des systèmes musculaires et nerveux, la production d’énergie, la santé immunitaire et la santé osseuse.

  • Un manque de magnésium provoque une hyperexcitabilité nerveuse et musculaire, avec survenue de crampes, fourmillements, sensibilité exagérée au stress, hyperémotivité, fatigue psychique et musculaire.
  • Le magnésium a notamment une action anti-NMDA et donc, un rôle dans la diminution de l’hypersensibilisation à la douleur.
  • Par ailleurs, certains médicaments mais aussi le stress, l’alcool et le tabac entraînent des pertes en magnésium.
  • En optimisant votre consommation alimentaire, vous pouvez diminuer votre niveau de stress et soulager les symptômes associés. 

Parmi les bonnes sources de magnésium, il y a :  

  • Le cacao et le chocolat
  • Le café instantané
  • Les fruits secs (noix du Brésil, amandes, noix)
  • Le sarrasin
  • Les produits céréaliers complets
  • Gingembre et curcuma
  • Certaines eaux en bouteille.

le potassium

Le potassium joue également un rôle important dans l’organisme.

  • Localisé principalement à l'intérieur des cellules, le potassium agit en association avec le sodium, intervenant dans l'équilibre acido-basique du corps, dans la contraction musculaire et cardiaque ainsi que dans la transmission de l'influx nerveux et dans le bon fonctionnement des reins.
  • Il n'y a pas d'apport nutritionnel conseillé précis pour le potassium car les apports alimentaires en moyenne de 2 à 6 g de potassium par jour couvrent les besoins.
  • Pour autant, en cas de crampes musculaires et de contractures, un apport complémentaire peut être nécessaire.

 
Le chocolat, les fruits secs et les bananes
sont les principaux pourvoyeurs.

 

les antioxydants

 

Vitamine C, sélénium, coenzyme Q10… ces noms correspondent à des antioxydants.

  • Ce sont des molécules qui empêchent l’oxydation d’autres molécules et donc, indispensables pour lutter contre le stress oxydatif et le vieillissement des cellules. 
  • C'est comme de la rouille qui s'accumule au sein de la cellule, dans le jargon médical on parle de stress oxydatif.
  • Pour faire le plein en antioxydants, il suffit de manger varié et équilibré et de favoriser certains fruits et légumes.

 

Voici donc où les trouver :

  • Fruits : pomme, la cerise, la prune, la grenade, fraise, framboise, orange, pamplemousse, clémentine, citron…
  • Légumes : tomate, haricot, brocoli, chou-fleur, chou, ail, oignon, ciboulette, poireau…
  • Epices et herbes : curcuma, gingembre, origan, thym…
  • Autres : thé vert et cacao


     

 

la vitamine D

 

Plusieurs études récentes ont montré que la douleur chronique serait associée à un apport insuffisant en vitamine D.

 

De plus :

  • Certains médicaments (hypocholestérolémiants, cortisone) bloquent le métabolisme de la vitamine D.
  • Les produits laitiers seraient responsables d’une fuite de vitamine D.

Les sources de vitamine D sont doubles :

  • L'exposition à la lumière : la vitamine D est aussi synthétisée par notre corps sous l’action des rayons solaires ou ultraviolets
  • L’alimentation notamment dans les poissons gras (sardine, maquereau, pilchard, saumon, thon ou autres espèces à chair foncée, huile de for de morue) et les coquillages.

 

gluten et caséine

 

Le gluten est un ensemble de protéines (le plus souvent, la gliadine et la gluténine) que l’on retrouve dans certaines céréales.

C’est elle qui donne à la pâte du pain sa consistance élastique.

  • Chez certaines personnes, une enzyme appelée la peptidase IV qui assure son bon découpage en petits morceaux peptides fait défaut.
  • Cette enzyme assure également le découpage de la caséine, principale protéine du lait.
  • Le gluten et la caséine qui ne sont pas correctement dégradés passent alors directement dans le sang sous forme de gliadomorphine (pour le gluten)  et de caséomorphine (pour la caséine).
  • Ces molécules qui sont des molécules de la famille des opiacés (endorphine, morphine) vont ensuite aller dans le cerveau se fixer sur les récepteurs opiacés qui contrôle les émotions ainsi que la réponse à la douleur et au stress.

 

Ainsi, une exposition prolongée à ces peptides va entrainer une sensibilisation à la douleur et, le cas échéant, une diminution de l’activité des antalgiques morphiniques.

Il est donc conseillé d’éliminer ces aliments potentiels “agresseurs” de l’organisme.

 

  • Le gluten se trouve dans tous les produits alimentaires contenant les céréales : farine et donc pain, pâtes, pizzas, pâtisseries.
  • Il est également présent dans beaucoup de plats préparés, ou même dans des aliments auxquels on ne penserait pas, comme le jambon du commerce ou les bonbons, pour ses propriétés alimentaires (à suivre).
  • Beaucoup d’additifs (“amidon de … “) contiennent également du gluten.
  • De la même manière que le gluten, les protéines du lait sont souvent rajoutées dans des plats déjà tout prêts.
  • Ainsi, il n’est pas rare de retrouver de la caséine dans des produits où on ne l’attend pas, comme dans certains sorbets industriels.

 

les polyamines

 

Les polyamines sont des molécules présentes dans toutes les cellules, animales comme végétales.

  • Elles interviennent dans de nombreuses fonctions de l’organisme (fonctionnement du système nerveux, croissance et renouvellement des cellules).
  • Elles ont notamment un rôle important dans la modulation des récepteurs NMDA qui activent les processus de sensibilisation à la douleur.
  • Notre principal apport vient de l’alimentation.
  • Supprimer les polyamines de l’alimentation doit permettre de limiter ces processus de sensibilisation à la douleur et par conséquent, d’améliorer votre qualité de vie.
  • Pour abaisser significativement le taux de polyamines dans les tissus, un guide pratique classe les aliments par grande catégorie (volailles, légumes, boissons, laitages…) en fonction de leur teneur en polyamines avec un repère de couleur.
  • Une étude réalisée par le Professeur Simonnet a également montré qu’une alimentation carencée en polyamine permettrait également de diminuer l’hypersensibilité douloureuse induite par les morphiniques et donc, de restaurer l’efficacité antalgique des opioïdes.

 

Quels sont les principaux aliments à éviter ?

  • Les fruits secs : noix, noisettes, cacahuètes, pistaches...
  • Les graines : pois chiches, pois cassées, lentilles, graines de courges...
  • Les fruits et légumes non épluchés et non épépinés
  • Les aliments fermentés : roquefort, bleu d’auvergne, comté, cornichon, choucroute
  • Certains fruits : les agrumes et leurs jus, le raisin et son jus, la mangue, les litchis, la banane, le fruit de la passion, pamplemousse...
  • Le foie et ses dérivés, les fruits de mer, les sauces soja et Tempeh

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