mieux comprendre la neurostimulation médullaire

La neurostimulation médullaire aussi appelée stimulation médullaire est une thérapie antalgique non médicamenteuse utilisée pour soulager les douleurs chroniques, essentiellement d'origine neuropathique.

  • Cette thérapie repose sur la stimulation électrique (d’intensité modérée) de structures nerveuses grâce à un petit boitier (le générateur) et des électrodes implantées au niveau de la moelle épinière.

  • Une fois le dispositif en place, après une période  de test, vous aurez une télécommande vous permettant de régler l’intensité de la stimulation ou de l'arrêter en fonction de vos besoins.

La stimulation médullaire constitue une bonne solution thérapeutique pour des personnes ayant essayé d’autres traitements qui s’avèrent insuffisamment efficaces.

Comment ça marche ?

  • Les signaux de la douleur sont envoyés au cerveau par des nerfs situés le long de la moelle épinière.
  • Il existe un filtre  parfois appelé “porte de la douleur“ par lequel transite le message douloureux dans son cheminement jusqu’au cerveau. 
  • Cette “porte“ qui peut être plus ou moins ouverte : le débit du message douloureux peut donc être augmenté, réduit ou même totalement interrompu.
  • Plus la porte est ouverte, plus le message douloureux est perçu comme intense.

C’est ce qu’on appelle la théorie du “gate control“.

Chez une personne ayant un problème avec une douleur neuropathique ou névralgie, la lésion nerveuse a perturbé ce système de régulation et de fait, induit des sensations douloureuses. 

La stimulation médullaire vise à rétablir ce mécanisme de régulation.

  • Les stimulations électriques réalisées grâces aux électrodes implantées bloquent le passage des messages douloureux de la moelle épinière vers le cerveau.
  • Le portillon se ferme et ne laisse plus passer la douleur.
  • En retour, le message reçu au niveau du territoire habituellement douloureux est celui d’un fourmillement.

Quels sont les différents éléments du dispositif ?

Un système de neurostimulation se compose de 3 éléments :

  • Une électrode ou sonde de stimulation composée d’un fil métallique très fin recouvert d’un revêtement protecteur isolant. Cette électrode comporte des petits plots électriques à son extrémité qui transmettent un faible courant électrique du générateur vers les nerfs ciblés de la moelle épinière.
  • Un neurostimulateur ou générateur ou boitier : c’est l'appareil qui produit les impulsions  électriques et à qui la sonde de stimulation est connectée. Il sont de deux types : externe utilisé durant votre phase de test ou interne lors de l’implantation définitive, sous la peau de l'abdomen ou dans la partie supérieure de la fesse.
  • Une télécommande pour permettre au patient de personnaliser la stimulation. Elle permet de réduire ou augmenter l’intensité de la stimulation voire de changer de zone de stimulation pour s’adapter aux besoins. La télécommande en question peut avoir des formes et designs variés. En effet, on peut trouver des télécommandes allant de versions très basiques à des modèles de plus en plus modernes et ergonomiques utilisant des technologies avancées.

 

 

 

Il existe 2 grands types de neurostimulateurs implantables en fonction de leurs spécificités techniques :

  • Les neurostimulateurs non rechargeables, autonomes pour une durée de vie généralement comprise entre 2 et 5 ans
  • Les neurostimulateurs rechargeables, que le patient doit recharger périodiquement grâce à un chargeur spécifique

Le choix du neurostimulateur s'effectue lors de la  phase test en fonction des  paramètres de réglages dont l'intensité nécessaire.

La neurostimulation médullaire est une technique remboursée par la sécurité sociale.

NOUVEAU : des neurostimulateurs sans fil connectés par bluetooth

Il est maintenant possible de connecter votre générateur à votre tablette ou votre smartphone Apple en Bluetooth via une application téléchargeable.

Pour vous, des avantages supplémentaires :

  • Un dispositif encore plus discret
  • Plus de télécommande, les réglages s’effectuent sur votre tablette ou votre smartphone
  • Intuitif grâce à la technologie apple, il facilite et optimise le suivi du traitement

Quelles sont les étapes du traitement ?

L’implantation du dispositif de neurostimulation  se fait par voie percutanée sous anesthésie locale, ou par voie chirurgicale sous anesthésie générale.

L’intervention dure en moyenne, entre 30 et 60 min .

phase de test

  • Cette phase a pour objectif d’évaluer si la neurostimulation soulage votre douleur ainsi que sa tolérance dans le cadre de vos activités quotidiennes. A la fin de cette période d’évaluation, un entretien avec le médecin permet de décider si oui ou non il faut poursuivre avec une implantation.
  • Ce premier temps d'implantation se passe au bloc opératoire pour la  pose de l'électrode le long de la colonne vertébrale (qui sera conservée en cas d’implantation définitive).
  • Cette électrode est connectéeà un générateur externe, plus léger que le générateur définitif,  qui remplit les mêmes fonctions pour la durée du test sans implantation dans le corps.
  • La sensation qui résulte de la stimulation peut être décrite comme des fourmillements agréables, non-douloureux et superposables à la zone douloureuse.
  • Une télécommande provisoire vous sera remise lors de cette première période,  pour vous permettre d’adapter la stimulation en fonction de vos besoins (intensité, marche/arrêt) et de vos  positions. 
  • En effet vous remarquerez que les intensités varient beaucoup les  premiers jours
  • La durée de ce test est en général de 7 jours et se  passe à votre domicile.

implantation définitive 

  • Le test est considéré comme positif  quand vous constatez que votre douleur est réduite d'au moins 50%. Les critères à prendre en compte peuvent être variés : « est-ce que la stimulation soulage ma douleur ? », «  suis-je devenu plus actif ? », « quelle est ma réaction aux sensations ressenties sous stimulation ? » … C’est en échangeant avec votre médecin sur l’amélioration globale de votre qualité de vie que vous déciderez de poursuivre la thérapie ou non.
  • Si tel est le cas, nous pouvons envisager la pose d'un stimulateur définitif.
  • Ce stimulateur définitif est implanté sous la peau, généralement en région abdominale ou au-dessus de la fesse.
  • Le médecin pratique alors une incision pour glisser sous la peau de l'abdomen le neurostimulateur définitif et  via un petit câble (l'extension) reliera celui-ci à l'électrode posée avant la phase de test..
  • Il existe différents types de stimulateurs définitifs.
  • Certains sont rechargeables, d’autres pas.
  • Le choix est fait par votre médecin en fonction du type d’électrode implantée et surtout de la programmation nécessaire pour obtenir une couverture satisfaisante de la zone douloureuse.
  • Ils sont généralement en titane, d’une taille moyenne de 5 x 5 cm, d’une épaisseur de 1cm et d’un poids moyen d’environ 50g.
  • Vous aurez une télécommande pour vous permettre d’adapter la stimulation en fonction de vos besoins (intensité, marche/arrêt) et ce, dans des limites prédéfinies avec votre médecin.

quels sont les avantages de la neurostimulation ?

  • La neurostimulation médullaire ne supprime pas complètement la douleur.
  • Elle la réduit et, vous permet dès lors, de reprendre vos activités quotidiennes, professionnelles et familiales, et améliorer votre qualité de vie.
  • Parfois, il est nécessaire d'évoquer cette pose de stimulateur à la médecine du travail et un poste adapté peut s'avérer nécessaire.
  • Parallèlement, elle va permettre de diminuer les doses des médicaments que vous prenez voire dans certains cas, de les arrêter.

Pour obtenir une bonne qualité de régulation de la douleur, il est parfois utile de poursuivre d'autres thérapeutiques (telle que la kinésithérapie) que vous connaissez déjà.

  • La NSM est généralement très bien tolérée, sans aucune dépendance ni effets secondaires de type somnolence, désorientation, nausées.
  • Les risques de la neurostimulation médullaire sont très rares.
  • Ils sont essentiellement liés à l’acte chirurgical et à la présence du matériel. Les plus fréquentes sont l’infection et le déplacement secondaire de l’électrode pouvant nécessiter une nouvelle intervention.

Afin de vérifier le bon fonctionnement du système et ajuster éventuellement les paramètres, suivez les recommandations de votre médecin, un suivi régulier est nécessaire, les réglages  peuvent être modifiés vers le 3ème mois.

la NSM pour quelles indications ? 

La neurostimulation médullaire (NSM) est indiquée et prise en charge par la Sécurité Sociale chez les patients souffrant de douleurs chroniques d’origine neuropathique telle que :

  • Les radiculalgies chroniques (sciatalgies, cruralgies, névralgie cervicobrachiale)
  • Le syndrome régional douloureux complexe (SRDC), couramment appelé algodystrophie.

Elle est également indiquée chez les personnes souffrant de :

  • Douleurs neuropathiques secondaire à lésion nerveuse périphérique
  • Douleurs post-traumatiques ou post-chirurgicales 
  • Douleurs du membre fantôme (algo-hallucinose)

Elle est également indiquée après échec des autres alternatives thérapeutiques dans le traitement des douleurs chroniques d’origine ischémique vasculaire (au niveau des membres ou d’origine cardiaque).

Vivre avec un neurostimulateur, quelles précautions prendre ?

A la maison, le port d’un neurostimulateur n’impose aucune précaution avec la plupart des appareils domestiques tels que radio, télévision, micro-ondes, télécommandes, jeux vidéo, téléphone portable….

En revanche, les appareils qui génèrent un champ électro-magnétique peuvent endommager son  fonctionnement : portiques de sécurité, hauts parleurs de grande dimension, plaques à induction ou transformateurs à haute tension.

 Les transports prolongés en train, en voiture et certains sports tels que la plongée sous-marine ou le parachutisme impliquant des mouvements de rotation du corps sont à éviter : le déplacement de l’électrode imposerait une nouvelle  intervention.

Certains examens comme l’IRM peuvent être contre-indiquées ou nécessiter des précautions particulières.  

Pensez à dire au personnel médical et paramédical que vous êtes porteur d’un système de neurostimulation et à leur remettre la carte d’identification comportant les coordonnées de votre médecin référent ainsi que les informations relatives à votre neurostimulateur que vous remettra votre médecin.

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