mieux comprendre la nouvelle classification

 

Proposée en 2010 par l’Association Internationale pour l’Etude de la Douleur (IASP), cette nouvelle classification prend en considération les différents types de douleurs (nociceptives, neuropathiques, mixtes) ainsi que les expressions cliniques multiples de la douleur.
  • Elle est donc cliniquement plus pertinente que la précédente.
  • Elle évite aussi la corrélation (parfois fausse) entre l’intensité de la douleur et l’efficacité présumée du médicament.
  • Elle classe les médicaments en fonction de leur mécanisme d’action et permet donc une prise en charge plus adaptée et mieux ciblée, après analyse du mécanisme de la douleur.
  • Elle prend également en considération tous les médicaments, incluant ceux qui ont été développés pour d’autres indications.
  • Elle est également évolutive et permettant d'intégrer de nouvelles molécules.

Cette classification distingue 5 groupes :

1. les antalgiques anti-nociceptifs

Pour traiter les douleurs nociceptives, ce sont :

  • les médicaments non opioïdes (paracétamol et anti-inflammatoires non stéroïdiens)
  • les médicaments opioïdes (morphine, codéine, oxycodone...)
  • les canabiboïdes

2. les antihyperalgésiques

Pour traiter les douleurs neuropathiques centrales ou les autres situations avec hyperalgésie comme celle rencontrée au cours de l’hyperalgésie induite par les opioïdes. Elles incluent :

  • les antagonistes des récepteurs NMDA (kétamine)
  • les antiépileptiques (gabapentine, prégabaline, lamotrigine, levetiracetam)
  • le néfopam
  • l'osyde nitrique
  • les coxibs

3. les modulateurs des contrôles descendants inhibiteurs ou excitateurs

Pour traiter les douleurs neuropathiques, ils comprennent :

  • les antidépresseurs tricycliques
  • les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA)
  • les inibiteurs de la recapture de la sérotonine
  • les agosnistes adrénergiques

4. les modulateurs de la transmission et de la sensibilisation périphérique

Pour traiter les douleurs neuropathiques périphériques, incluant :

  • les anesthésiques locaux
  • la carbamazépine, l’oxcarbazépine et le topiramate
  • et la capsaïcine.

5. les antalgiques à effets mixtes  

Ce sont les analgésiques anti-nociceptifs, modulateurs des contrôles inhibiteurs ou excitateurs descendants

Pour les douleurs mixtes, nociceptives et neuropathiques, incluant le tramadol  et le tapentadol.

bibliographie : 

  • Bertin P. Nouvelle classification des antalgiques, au service d’une optimisation de la prise en charge thérapeutique de la douleur. Douleurs 2012 ; 13(S1) :A31.
  • D’après D.Lussier et P.Beaulieu (IASP Press, Pharmacology of Pain, 2010)

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