Actiskénan

Le principe actif de actiskénan, c'est la morphine.

  • La morphine est un antalgique puissant de la famille des opioïdes forts.
  • Elle est utilisée pour soulager les douleurs persistantes intenses et rebelles, en particulier les douleurs d’origine cancéreuses.
  • La morphine est aussi utilisée dans le traitement de courte durée des fortes douleurs pouvant faire suite à une fracture, une intervention chirurgicale, un infarctus du myocarde.
  • Selon la classification de l’OMS, c’est un antalgique de palier III.
  • Les médicaments à base de morphine sont disponibles sur prescription médicale et sur une ordonnance sécurisée valable 28 jours.
à retenir

comment agit-elle ?


La molécule de la morphine ressemble à la molécule d’endorphine et elle agit de la même façon.

  • Directement au niveau du cerveau et de la moelle épinière en se fixant sur les récepteurs opiacés, ce qui conduit à un blocage presque total du signal douloureux.
  • En revanche, son action est plus durable que celle des endorphines.
  • Elle est également dose-dépendante, sans effet plafond.

 

La fixation des molécules de morphine sur les récepteurs opiacés au niveau du cerveau va également favoriser la libération de dopamine qui procure une sensation de plaisir ou d’euphorie.

 

comment et quand la prendre ?

 

La prescription d’un opioïde fort est déterminée par l’intensité de la douleur et non par le type ou le stade de la maladie.

Comme pour tous les antalgiques, et à fortiori pour la morphine, l’ajustement des doses est strictement individuel et est déterminée par votre médecin en fonction de l'intensité de la douleur et des médicaments associés.

 

  • Lisez attentivement la notice, la morphine  est un antalgique puissant
  • Ne laissez personne d’autre utiliser vos médicaments, même si la douleur semble similaire à la vôtre
  • Tenez vos médicaments hors de la portée des enfants
  • Conformez vous à la prescription de votre médecin et respecter la posologie et la durée de traitement prescrites.
  • Si votre traitement est long et/ou à des doses importantes, ne l’arrêtez pas brutalement mais selon les recommandations de votre médecin.
  • Si votre prescription comprend plusieurs prises et que vous en oubliez une, prenez normalement la suivante comme si vous n’aviez pas fait d’oubli, sans prendre une double dose pour compenser.

 

La morphine s’administre généralement par voie orale et est disponible deux formes complémentaires utilisées souvent conjointement pour un soulagement efficace tout au long de la journée : 

 

  • Des comprimés et des gélules à Libération prolongée (LP) :

Leur délai d'action est de 1 à 2 heures et la durée du soulagement est de 12 heures en moyenne.

Deux prises quotidiennes sont donc suffisantes.

Cette forme permet d'éviter les prises toutes les 4 heures.

Elle permet également de maintenir des concentrations en morphine dans l’organisme stables sur 12 heures au-dessus du seuil d'efficacité et au-dessous du seuil de toxicité.

Et donc, d'éviter les pics de la forme à libération immédiate qui peuvent être responsables de la survenue d'effets indésirables ou de complications.

Si votre médecin vous a prescrit ce type de médicament, prenez le à heure fixe.

Il est plus facile de prévenir la douleur que de la soulager lorsqu’elle est déjà intsllée.

 

  • Des comprimés et des gélules à Libération immédiate (LI) 

Leur délai d’action est très rapide, entre 5 et 20 mn, pour un soulagement de la douleur pendant 4 heures environ.

Ce médicament est prescrit en cas d’accès douloureux c’est à dire lorsque la douleur augmente de manière transitoire, sans raison apparente.

Si tel est le cas, prenez ce médicament dès que la douleur apparaît.

Il est également conseillé de prendre ce médicament 30 mn à 1 heure avant un événement prévisible qui risque de provoquer un accès douloureux (soin, activité, sortie…)

Pensez à noter combien de fois par jour vous prenez ce médicament complémentaire.

Cela permettra à votre médecin d’ajuster votre traitement.

 

Dans les deux cas, comprimés et gélules sont à avaler avec un peu d'eau et ne doivent pas être croquées.

Vous pouvez également les ouvrir et mélanger leur contenu à des aliments semi-liquides (purée, yaourt...)

 

Demandez l’avis de votre médecin si :

  • votre douleur n’est pas calmée
  • vous utilisez vos médicaments complémentaires plus de 4 fois par jour

 

  • La morphine s’administre également par voie injectable :

En intramusculaire (IM) ou en sous-cutané (SC)

Ce mode d’administration est très peu utilisé pour les douleurs chroniques et est réservé aux douleurs aiguës ou à l'analgésie postopératoire.

 

En intraveineux ou PCA.

Par cette voie, la morphine est le plus souvent administrée de manière fractionnée à l'aide d'une pompe de type pousse-seringue commandée par un système informatique, à la dose de 1 à 3 mg toutes les 10 minutes environ, jusqu'à la disparition ou une atténuation satisfaisante de la douleur.

Le patient a la possibilité de déclencher l'injection du produit simplement en appuyant sur un bouton-poussoir, c'est-à-dire qu'il peut gérer lui-même le traitement antalgique en fonction de ses besoins. 


 

  • Dans le traitement de la douleur chronique, la morphine est aussi de plus en plus administrée par voie centrale, en intrathécal c'est-à-dire au plus près de la moelle épinière, en continu et au long cours au moyen d’une pompe implantée sous la peau de l’abdomen.

La pompe est reliée à un tube fin et souple (cathéter) également placé sous la peau qui aboutit dans l’espace intrathécal (espace qui entoure la moelle épinière).

Une fois le dispositif en place, après une période d'adaptation, vous aurez une télécommande qui communique avec la pompe et qui vous permet, en cas de douleurs fortes, de vous administrer des doses supplémentaires de médicaments.

 

que changer dans mon mode de vie et mon alimentation ?


La morphine ralentit le transit intestinal et contribue à une déshydratation des selles.

  • De fait, elle entraîne très souvent de la constipation.
  • Veillez à boire suffisamment (1,5 l par jour) et à augmenter la consommation de fibres dans votre alimentation ainsi qu’à utiliser le laxatif prescrit par votre médecin.
  • En début de traitement et notamment chez les patients anxieux ou les patients vomissant sous chimiothérapie, la morphine peut entraîner des nausées, de vomissements.
  • Ils cèdent bien souvent spontanément sous quelques jours.
  • S’ils ne régressent pas, parlez en à votre médecin qui pourra vous prescrire un médicament adapté.

 

La morphine peut également entrainer de la somnolence parfois intense chez certaines personnes.

  • Ce risque est augmenté en cas de consommation d’alcool.
  • Soyez prudent lors de la conduite de véhicule et évitez l’alcool pendant toute la durée du traitement.

 

Plus rarement : la morphine peut induire une confusion des idées, excitation, cauchemars (notamment chez la personne âgée), difficulté respiratoire, difficulté à uriner, hypertension intracrânienne.

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin qui réévaluera les posologies voire modifiera votre traitement en changeant molécule.

 

Demandez l’avis de votre médecin si :

  • vous ressentez un effet gênant non mentionné dans la notice
  • vous désirez conduire un véhicule ou utiliser une machine

Précautions d’utilisation

Certains médicaments peuvent modifier l’action de la morphine.

Il est donc très important d’informez votre médecin si vous prenez :

  • Des médicaments sédatifs (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, neuroleptiques...) qui  peuvent augmenter le risque de somnolence.
  • Des médicaments contenant de la pentazocine ou de la nalbuphine de la buprénorphine (Temgésic, Subutex et ses génériques) qui vont diminuer l'effet antalgique de la morphine.

 

L'utilisation de la morphine ne doit être envisagée chez la femme enceinte qu'en cas d'absolue nécessité.

  • Il est donc important de signaler à votre médecin la prise éventuelle de morphinique, afin que ces risques puissent être prévenus par une surveillance et un éventuel traitement adapté.
  • La morphine passe dans le lait maternel : l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement prolongé.
  • Une prise unique ne pose pas de problème.

 

 

Chez certaines personnes la posologie nécessite d'être réduite :

  • Chez les personnes âgées, la posologie de départ sera réduite de moitié.
  • Chez les insuffisants rénaux, la posologie devra être adaptée en fonction de la clairance de la créatinine.
  • Chez les personnes qui reçoivent en même temps d’autres traitements antalgiques qui agissent au niveau du cerveau. 

Tous les médicaments contenant la molécule

  • Actiskénan
  • Moscontin
  • Oramorph 
  • Sevrédol 
  • Skénan LP 

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