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quels sont les circuits de la douleur ?

A partir d’une lésion, naît un message nerveux dit nociceptif qui est véhiculé le long des nerfs jusqu'au cerveau où il devient réellement douleur.
Mais, comme toute sensation, la douleur n'est pas une télécopie dans le cerveau de ce qui se passe à la périphérie, au niveau de la lésion.
Ce sont les mécanismes de modulation centrale qui, tout au long de son cheminement jusqu’au cerveau, vont aboutir à la création de la sensation douloureuse et de son intensité.

De manière concrète, que se passe-t-il dans mon corps quand je me fais mal ?

tout commence par une stimulation...

Le stimulus douloureux peut être externe : brûlure, piqure... ou interne : fistule, ulcère, fracture, plaie....
Il peut aussi être de différentes natures :

  • Mécanique : comme un coup ou une coupure au doigt
  • Thermique : si vous vous appuyez contre un poêle brulant...

Lorsque ce stimulus devient trop fort au point de menacer l'intégrité de nos tissus ou lorsque ceux-ci sont endommagés, ce sont les récepteurs dédiés à la douleur appelés nocicepteurs qui prennent la relève.

 

Les nocicepteurs sont des terminaisons nerveuses ultra sensibles, capables d’envoyer un message à notre cerveau qu’il va interpréter comme de la douleur.

 

Ces terminaisons nerveuses se trouvent dans tous les tissus, de veritables capteurs, des sentinelles : sur la peau mais aussi les muscles, la paroi des vaisseaux, les os, les articulations, les viscères…

 

Au niveau des tissus endommagés, une réaction inflammatoire se développe.

Les cellules abîmées libèrent des substances algogènes comme la bradykinine l’histamine, la sérotonine, les prostaglandines… qui vont aussi, de manière indirecte, aller stimuler les nocicepteurs.

...création d'un message nerveux

Le message nerveux se propage tout le long de fibres nerveuses jusqu'à la moelle épinière.

En fonction du type de message, on distingue deux types de fibres nerveuses :

  • des grosses fibres qui conduisent l’information rapidement et informent de la présence d’une douleur localisée.
  • des fibres plus fines qui conduisent plus lentement et vont être à l’origine d’une sensation de douleur plus diffuse.

 

De la moelle épinière, le message arrive ensuite au cerveau où il devient réellement douleur, c'est-à-dire une sensation localisée dans le corps et désagréable.

 

Des réactions motrices vont accompagner la transmission du message douloureux comme par exemple, retirer sa main de la source de chaleur.

le portail de la douleur

Tout au long de son cheminement vers le cerveau, le message douloureux est régulé par différents systèmes.

  • Au niveau de la moelle épinière, il existe un filtre dont le principe a été décrit sous le nom de théorie du « gate control » ou portail de la douleur.
  • Le message douloureux transite par ce portail qui peut être plus ou moins ouvert.
  • Le débit du message douloureux peut donc être augmenté, réduit ou même totalement interrompu.
  • De manière naturelle et spontanée, lorsque nous nous frottons apres une piqure, que nous mettons du froid apres une brulure, c'est pour fermer la "porte de la douleur" en amenant toutes ces informations non douloureuses. Il s'agit de contre stimulation.

Plus la porte est ouverte, plus le message douloureux est perçu comme intense.

au niveau du cerveau

Après avoir été détaillé au niveau de la moelle épinière, c’est au cerveau que s’élabore la sensation douloureuse qui va décoder :

  • La qualité de la douleur : brûlure, piqûre, crampe, torsion….
  • Sa durée : brève, continue…
  • Son intensité
  • Sa localisation

autres moyens de contrôle

Pour réguler la douleur, l’organisme fait appel à différents systèmes :

  • Certains ont des effets facilitateurs (on percoit plus), d’autres sont inhibiteurs (on percoit moins). L’apparition et le niveau d’intensité d’une douleur dépendent du désequilibre de ces effets.
  • Il existe aussi des substances naturelles appelées endorphines.

Ce sont des morphines naturelles qui agissent en fermant le portail de la douleur.
Elles possèdent une action plus puissante que la morphine.

De nombreux facteurs peuvent aussi influencer la douleur : 

augmente la douleur

diminue la douleur

fatigue repos
désespoir

gaieté

dépression espoir
démoralisation bon moral
cafard joie
pessimisme optimisme
tension relaxation
nervosité calme
colère bon caractère
peur réassurance
incertitude explications
désoeuvrement sécurité
isolement oublier la douleur
insomnie tranquillité
soucis occupations
mauvaise forme physique contacts humains
anxiété sommeil réparateur
penser à la douleur vie paisible
inquiétude bonne condition physique

 

Les différents types de douleurs

Les composantes de la douleur chronique

Les circuits de la douleur

Les facteurs d'entretien de la douleur 

Evaluation de la douleur

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