comment j'évalue ma douleur ?

Personne d’autre que vous n’est mieux placé pour décrire ce qu’il ressent : où vous avez mal, avec quelle intensité…
Pourtant, pour des raisons sociales ou culturelles, l'expression verbale de la douleur ne suffit pas toujours non plus à identifier et à caractériser la douleur.
Elle peut aussi conduire à des interprétations voire des incompréhensions. 

Pour aider à décrire la douleur, à la caractériser et mesurer le retentissement sur votre quotidien, des outils ont été développés.
En quelque sorte, ils permettent de rendre objectif ce qui est subjectif.
C’est aussi permettre à votre médecin traitant de mieux vous connaître afin de définir avec le plan de traitement le plus adapté et suivre l’efficacité de votre traitement.

Ces outils sont nombreux et se présentent sous la forme d’échelles visuelles ou numériques et de questionnaires, faciles à utiliser.

En plus de la fonction d’évaluation, ces outils ont d’autres fonctions :

  • Ils vont permettre, à vous-même et l’équipe soignante qui vous suit, de suivre l’évolution de votre douleur dans le temps et identifier les facteurs responsables de l’entretien de votre douleur et de ses fluctuations.

  • Ils sont également une référence : ils vont vous aider à vous fixer des objectifs et mesurer votre progression tout au long de la prise en charge au centre antidouleur. Ils permettront aussi à votre médecin, le cas échéant, d’ajuster votre traitement

En pratique, l’autoévaluation de votre douleur chronique doit être faite :

  • A fréquence régulière
  • A toutes les étapes de votre prise en charge
  • Systématiquement avant une consultation avec votre médecin traitant
  • Lors de la mise en place d’un nouveau traitement.

échelle numérique (EN)

Cette échelle est composée d’une réglette numérotée de 0 à 10 et permet de noter son niveau de douleur. La note 0 correspond à « pas de douleur » et la note maximale 10 à « douleur maximale imaginable ».

schéma corporel des zones douloureuses

Sur ce schéma du corps humain, il s’agira de localiser les zones douloureuses ainsi que les irradiations éventuelles.

Ces deux outils permettent une première évaluation et le suivi de l’efficacité d’un traitement mais elle ne donne pas sur les caractéristiques de la douleur perçue.

questionnaire Douleur de Saint Antoine  (QDSA)

Ce questionnaire est composé d'adjectifs. Dans chaque groupe de mots, il s’agit de choisir celui qui décrit au mieux la douleur que vous la ressentez et de lui attribuer une note de 0 (absent) à 4 (extrême).
Pour exemple, la première section propose de choisir et de noter les sensations douloureuses suivantes : battements, pulsations, élancements, en éclair, décharges électriques, coups de marteau.
Ainsi, ce questionnaire permet une évaluation à la fois quantitative et qualitative, en particulier de la composante sensorielle et affective de la douleur. Elle permet également une approche des mécanismes en cause et une adaptation du traitement.

échelle HAD

Les émotions jouent un rôle important dans la douleur chronique. Ce questionnaire a été conçu pour permettre de verbaliser ce que vous éprouvez sur le plan émotif.
Son principe : souligner le plus spontanément possible la réponse qui exprime le mieux ce que vous avez éprouvé au cours de la semaine qui vient de s'écouler.

échelle de DALLAS

Spécifique pour les personnes souffrant de douleurs au niveau du dos, cette échelle permet d’évaluer l’impact de la douleur au quotidien.
Pour chaque question, il s’agit de cocher en mettant une croix (X) à l’endroit qui correspond le mieux à votre état sur la ligne continue (de 0% (pas du tout)  à 100% (tout le temps).
Plus le score est important et plus votre douleur a une répercussion sur votre qualité de vie.

questionnaire FIQ

Traduit de l’anglais en français, ce questionnaire est spécifique pour les personnes souffrant de fibromyalgie et permet de mesurer le retentissement des douleurs sur la qualité de votre vie.
Plus le score est élevé plus l’impact de la fibromyalgie sur le patient est important. Le score moyen chez les fibromyalgiques est aux alentours de 50, les patients qui ont une atteinte sévère ont un score supérieur ou égal à 70. Le score maximal étant 100.